Adaptation

Le climat se réchauffe et cette tendance se maintiendra dans les années à venir. L’homme et la nature ont la capacité de s’adapter spontanément aux bouleversements engendrés par le changement climatique. Mais, si l’on ne se prépare pas à ce changement, il induira des coûts et des dommages bien supérieurs à l’effort nécessaire d’anticipation. L’adaptation c’est l’anticipation du changement climatique pour en limiter les impacts négatifs et pour tirer parti des nouvelles opportunités.

Cette adaptation doit être envisagée comme complément indispensable aux actions d’atténuation, comme la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) déjà engagée.

L’adaptation dite spontanée ou réactive répond à un risque avéré. Identifié, le risque a pu se manifester et créer des dommages locaux. Dans ce cas l’adaptation n’est pas précédée d’une analyse globale des risques.

L’adaptation dite planifiée permet d’anticiper le risque. Elle intègre le facteur « changement du climat » dans les politiques publiques et la gestion des infrastructures et des espaces publics. Elle permet de limiter la mal-adaptation. Elle doit être privilégiée.

La mal-adaptation caractérise une situation dans laquelle les mesures prises pour s’adapter conduisent à augmenter la vulnérabilité : Par exemple l’augmentation des émissions de GES du fait de l’installation de climatisations destinées à améliorer le confort thermique d’été.

Sur le strict plan économique, les travaux de chercheurs comme Nicholas Stern ont montré que le coût de l’inaction (5 à 20 % du PIB mondial) est bien supérieur au coût de l’action (entre 1 et 2 % du PIB mondial).

La France met en œuvre un plan national d’adaptation au changement climatique. Il prévoit des actions visant à anticiper les changements en cours et les mesures à prendre pour faire face. La canicule de 2003, avec les 15 000 morts qu’elle a causés, interpelle sur la nécessité de se préparer face aux changements en cours et à venir. On note ainsi, parmi les actions de ce plan, le renforcement de l’exigence du confort d’été dans les bâtiments, le développement d’une agriculture moins dépendante en eau ou encore de nombreuses actions destinées à renforcer les connaissances des effets du réchauffement climatique sur différents secteurs pour éclairer les décideurs dans leurs choix (santé, énergie, biodiversité…).

Malgré la nécessité de mettre en place au niveau national des politiques climatiques, les mesures d’atténuation se concrétisent toujours à un niveau très local. C’est le cas par exemple de la construction à un endroit précis d’une digue pour protéger une ville côtière de l’augmentation du niveau de la mer ou encore de la réduction des émissions de GES d’une centrale thermique de production d’électricité.

Dans notre région, le Comité climat et territoire, en lien avec les collectivités qui mettent en œuvre des Plans Climat-Air-Energie Territoriaux (PCAET), vise à mieux connaître et anticiper les conséquences locales du changement climatique pour les éviter ou en diminuer la gravité.

En savoir plus sur le plan national d’adaptation au changement climatique :

picto_lienexterne_pagehttp ://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Tout-savoir-sur-le-PNACC.pdf

Collectivités, bureaux d’études, formation sur l’intégration de l’adaptation dans les PCET :

picto_lienexterne_pagehttp ://formations.ademe.fr/solutions/stage.php ?stageid=4637&folid=26