Consommations d’énergie et émissions de GES

Agriculture

Secteur agricole (source des données : BASEMIS®, Air Pays de la Loire)

Chiffres clés.
En 2012, le secteur agricole a consommé 0,32 Mtep d’énergie finale, en recul de 12 % par rapport à 2008. Ce secteur représente 5 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur agricole en 2012 atteignent 9,5 Mt équivalent CO2, en recul de 7 % par rapport à 2008, et représente environ 29 % du total régional. C’est le 1er secteur d’émissions de GES dans la région.
La différence de répartition entre l’énergie et les GES provient essentiellement de l’importance des émissions de méthane du cheptel, qui ne sont pas d’origine énergétique (fermentation entérique).

Figure 37 : part du secteur agricole dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Remarque : il convient de noter que le résultat concerne les consommations d’énergie finale et que celles-ci incluent les consommations d’électricité produites par des installations présentes sur le territoire.
Cependant, afin de respecter le format SECTEN, les émissions de GES présentées n’englobent que les émissions directes, hors CO2 biomasse.

Evolution temporelle

Tableau 20 : consommations d’énergie finale du secteur agricole par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/salarié du secteur agricole)
Tableau 21 : émissions de GES du secteur agricole par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/salarié du secteur agricole)

Les consommations d’énergie du secteur agricole ont diminué de l’ordre de 12 % (en valeur absolue comme en valeur relative), la baisse la moins marquée étant en Mayenne (-8 %). Pour les émissions de GES, par contre, une baisse générale est constatée sans distinction notable des départements (7 % en moyenne), et s’explique par le déclin des activités agricoles en Pays de Loire.
Entre 2008 et 2012, les surfaces de culture régionales ont diminué de 2 %, ayant pour impact de diminuer de 12 % leurs émissions de GES en cinq ans. Concernant le cheptel, le nombre de vaches laitières et autres bovins a diminué de 5 % entre 2008 et 2012, créant ainsi une diminution de 4 % de leurs émissions de GES.
A l’échelle de la France, l’agriculture ne représente que 2 % de la consommation d’énergie. La région des Pays de la Loire est la 2ème région après la Bretagne (6 % des consommations d’énergie liées à l’agriculture), et avant l’Auvergne, la région Centre, la Champagne Ardenne, les
Midi-Pyrénées ou la région Poitou-Charentes (4 %).
Le secteur agricole est le secteur émettant proportionnellement le plus de méthane et de protoxyde d’azote, dans la mesure où ces émissions ne sont pas liées à des phénomènes de combustion (mais plutôt à la fermentation entérique ou l’oxydation).

Les consommations d’énergie par type en 2012 dans le secteur agricole

Figure 38 : consommation d’énergie finale du secteur agricole par département et par type d’énergie en 2012 (ktep)

Parmi toutes les énergies utilisées, les produits pétroliers représentent la grande majorité des consommations (72 %). Ils sont principalement utilisés pour le chauffage des bâtiments et l’alimentation des engins agricoles.
L’électricité (22 % des consommations) sert également au chauffage et aux usages spécifiques (éclairage et machinerie agricole).
Alors que les émissions du Maine-et-Loire sont similaires aux autres départements, les consommations d’énergie finale sont supérieures et témoignent d’un nombre d’établissements et d’engins agricoles plus élevés que dans les autres départements (environ 1 quart des établissements et engins agricoles régionaux sont concentrés en Maine-et-Loire).

Les émissions de GES par sous-secteur en 2012

Figure 39 : émissions de GES de l’agriculture par département et par sous-secteur en 2012 (kteqCO2)

Les émissions de GES des vaches et bovins représentent près des deux tiers des émissions du secteur agricole (64 % des émissions). La taille du cheptel (près d’un million de têtes) et la grande quantité de méthane généré par animal expliquent ce résultat. En revanche, les porcins, ovins ou volailles ne représentent qu’une faible partie des émissions (7 %) alors que le cheptel est beaucoup plus conséquent (près de 70 millions de têtes).

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).

Figure 40 : émissions de GES du secteur agricole par gaz et origine en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur agricole sont principalement liées à des phénomènes de rumination (ou digestion entérique) et d’oxydation (engrais azotés). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très majoritaires dans les émissions totales de GES.
Par convention, les émissions de CO2 issues de la combustion de biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire et s’élèvent respectivement à 16 kteqCO2 et 93 kteqCO2 pour le secteur agricole en 2012, c’est-à-dire moins de 1 % des émissions totales de GES du secteur, scopes 1 et 2 confondus.