Consommations d’énergie et émissions de GES

Habitat et Tertiaire

Secteur résidentiel (source des données : BASEMIS®, Air Pays de la Loire)

Chiffres clés.
En 2012, le secteur résidentiel a consommé 2 Mtep d’énergie finale, en recul de 14 % par rapport à 2008. Ce secteur représente 29 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012. Il s’agit du 2ème secteur le plus consommateur d’énergie après celui des transports routiers.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur résidentiel en 2012 atteignent près de 3 Mt équivalent CO2, également en recul de 24 % par rapport à 2008, et représente environ 9 % du total régional.
La différence de répartition entre l’énergie et les GES provient essentiellement d’un usage important de l’électricité, et de l’importance des émissions d’origine non énergétique en région (dues principalement à l’agriculture).

Figure 22 : part du secteur résidentiel dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Remarque : il convient de noter que le résultat concerne les consommations d’énergie finale et que celles-ci incluent les consommations d’électricité et de vapeur produites par des installations présentes sur le territoire (voir la section « consommations d’énergie primaire et finale » en page 5).
Cependant, afin de respecter le format SECTEN, les émissions de GES présentées n’englobent que les émissions directes (scope 1 : voir la section « catégories d’émissions » en page 4), hors CO2 biomasse

Evolution temporelle

Tableau 11 : consommations d’énergie finale du secteur résidentiel par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/hab)
Tableau 12 : émissions de GES du secteur résidentiel par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/hab)

Remarque : les résultats de BASEMIS® ne sont pas corrigés du climat.

Les consommations unitaires d’énergie (consommation d’énergie par unité de surface) sont comprises entre 160 et 240 kWh/m² (en fonction des départements et des années).
En plus d’un hiver plus rigoureux en 2010, l’année 2011 a particulièrement été plus chaude que les autres années, totalisant une température hivernale moyenne de 8°C, contre 4°C en 2010 et 6°C en 2008, 2009 et 2012. Ce phénomène explique la baisse sensible des consommations d’énergie en 2011 du secteur résidentiel (-14 % par rapport à 2010), sans distinction notable entre les 5 départements.
Malgré des températures moyennes mensuelles assez semblables entre 2008 et 2012, la diminution des consommations d’énergie atteint 14 % en cinq ans, ce qui semblerait indiquer une évolution des comportements impulsée d’une part par la hausse des prix de l’énergie couplée à un pouvoir d’achat en baisse et d’autre part, par les mesures de promotion des économies d’énergie (dispositifs fiscaux visant à favoriser les travaux de rénovation, certificats d’économie d’énergie…) et un renforcement de la réglementation thermique (RT2005 et RT2012).
Enfin, dans l’ensemble, les émissions de GES du secteur résidentiel sont liées aux consommations d’énergie. Les variations observées dans les consommations d’énergie sont donc directement reliées aux émissions de GES, à la hausse comme à la baisse.

Les consommations d’énergie par type en 2012 dans le secteur résidentiel

Figure 13 : consommation d’énergie finale du secteur résidentiel par département et par type d’énergie en 2012 (ktep)

L’électricité reste l’énergie la plus utilisée dans la région (pour l’ensemble de ses usages, elle représente 38 % des consommations finales) devant le gaz (27 %) et le fioul (16 %). Le bois, le GPL et la vapeur sont minoritaires et représentent respectivement 14 %, 3 % et 1 % des consommations régionales. Ces valeurs sont proches des moyennes nationales : 37 % pour l’électricité, 32 % pour le gaz, 16 % pour le fioul et 15 % pour la biomasse.
La Loire-Atlantique est le département consommant le moins de bois en proportion (12 %, contre 15 % à 18 % pour les autres départements) et le plus de gaz naturel (33 %, contre 19 % à 28 % pour les autres départements). En effet, ce département regroupe proportionnellement le plus grand nombre de logements collectifs (35 %, contre 22 % en moyenne dans les autres départements) dans des communes reliées au réseau de gaz naturel.
La baisse des consommations d’énergie de -14 % entre 2008 et 2012 ne s’applique pas à l’ensemble des combustibles. La consommation d’électricité est restée presque constante entre 2008 et 2012, mais sa part dans le mix énergétique du secteur résidentiel est passée de 33 % en 2008 à 38 % en 2012. Le gaz naturel et le GPL sont les énergies ayant subi la plus importante diminution de leur consommation : -32 % pour le gaz naturel et -40 % pour le GPL, compensée principalement par une augmentation des consommations de biomasse et de chaleur (respectivement +5 % et +58 %).

Les consommations d’énergie par usage en 2012

Figure 23 : consommation d’énergie finale du secteur résidentiel par département et par usage en 2012 (ktep)

La grande majorité des consommations (60 %) est liée au chauffage, principalement dans les maisons individuelles (59 %) qui représentent l’essentiel des logements dans la région : plus d’un million de logements sont ainsi des pavillons, alors que les logements collectifs totalisent moins de 400 000 unités. L’électricité spécifique (éclairage, informatique, électroménager…) est un usage non négligeable compte tenu de la progression de l’équipement des ménages : il a augmenté de 14,7 % en 2008 à 16,5 % des consommations régionales en 2012.
La catégorie « engins de jardinage » comprend les tondeuses à gazon, motoculteurs, tronçonneuses et débroussailleuses fonctionnant avec de l’essence. Sa part dans les consommations d’énergie du secteur résidentiel est très faible (moins de 2 %).

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).

Figure 24 : émissions de GES du secteur résidentiel par gaz en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur résidentiel sont principalement liées à des phénomènes de combustion (chauffage, production d’électricité ou de vapeur). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très minoritaires devant le CO2 (CH4 et N2O représentent 3 % des émissions).
Les émissions de HFC sont dues à l’utilisation de climatisation domestique. Là encore, malgré des pouvoirs de réchauffement élevés, leurs émissions en termes d’équivalent CO2 restent négligeables face au CO2 émis par la combustion.
Compte tenu des similitudes entre les consommations régionales d’énergie et les consommations nationales, la répartition des émissions de GES par gaz et par périmètre est proche de la moyenne nationale.
Par convention, les émissions de CO2 issues de la biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire et s’élèvent respectivement à 1 273 kteqCO2 et 778 kteqCO2 pour le secteur résidentiel en 2012 (soit 25 % et 15 % des émissions de GES totales du secteur, scopes 1 et 2 confondus).

Secteur tertiaire

Chiffres clés
En 2012, le secteur tertiaire a consommé 1,1 Mtep d’énergie finale, soit 5 % de plus par rapport à 2008. Ce secteur représente 15 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur tertiaire en 2012 atteignent 1,7 Mt équivalent CO2, soit moins de 4 % par rapport à 2008, et représente environ 5 % du total régional.
La différence de répartition entre l’énergie et les GES provient essentiellement d’un usage important de l’électricité (dont les émissions relèvent du scope 2), et de l’importance des émissions d’origine non énergétique en région (dues principalement à l’agriculture).

Figure 33 : part du secteur tertiaire dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Remarque : il convient de noter que le résultat concerne les consommations d’énergie finale et que celles-ci incluent les consommations d’électricité et de vapeur produites par des installations présentes sur le territoire (voir la section « consommations d’énergie primaire et finale » en page 5). Cependant, afin de respecter le format SECTEN, les émissions de GES présentées n’englobent que les émissions directes (scope 1 : voir la section « catégories d’émissions » en page 4), hors CO2 biomasse.

Evolution temporelle

Tableau 18 : consommations d’énergie finale du secteur tertiaire par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/salarié du secteur tertiaire)
Tableau 19 : émissions de GES du secteur tertiaire par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/salarié du secteur tertiaire)

Les consommations d’énergie ont augmenté de l’ordre de 5 %. Cette croissance s’explique principalement par la progression du secteur tertiaire dans l’économie, ainsi que par le développement croissant de certains usages électriques, comme la climatisation ou la micro-informatique. Cette progression est légèrement différenciée selon les départements (de -3 % en Sarthe à + 7 % en Maine-et-Loire).
Enfin, dans l’ensemble, les émissions de GES du secteur tertiaire sont liées aux consommations d’énergie. On observe ici une baisse de 4 % des émissions de GES entre 2008 et 2012, liée à la non prise en compte du CO2 d’origine électrique (scope 2) dans les résultats.

Les consommations d’énergie par type en 2012 dans le secteur tertiaire

Figure 34 : consommation d’énergie finale du secteur tertiaire par département et par type d’énergie en 2012 (ktep)

L’électricité reste l’énergie la plus utilisée dans la région (pour l’ensemble de ses usages, elle représente 56 % des consommations finales contre 38 % pour le secteur résidentiel) devant le gaz (27 %) et le fioul (12 %). Le GPL, la vapeur et la biomasse sont minoritaires et représentent respectivement 1,9 %, 1,8 % et 0,5 % des consommations régionales. Ces valeurs sont proches des moyennes nationales : 47 % pour l’électricité, 25 % pour le gaz naturel, 19 % pour les produits pétroliers (fioul principalement), 7 % pour la vapeur, et 3 % pour le bois.
La Mayenne étant le département le moins peuplé de la région (9 % de la population régionale en 2012), c’est aussi le département le moins consommateur d’énergie, et notamment de gaz naturel. Avec seulement 32 communes raccordées au réseau de gaz naturel en 2012, c’est près de 50 % de la population du département qui n’a pas accès au gaz naturel (contre 14 à 34 % dans les autres départements).
On remarquera la très faible part de biomasse dans les consommations d’énergie du secteur tertiaire. Le recours à la biomasse comme énergie de chauffage constitue pourtant une solution intéressante pour les hôpitaux, les maisons de retraite, les bâtiments publics, etc. qu’il s’agisse de se raccorder à un réseau de chaleur ou de s’équiper d’une chaufferie.

Les consommations d’énergie par sous-secteur en 2012

Figure 35 : consommation d’énergie finale du secteur tertiaire par département et par sous-secteur en 2012 (ktep)

Les 2 secteurs les plus consommateurs d’énergie sont le commerce (24 %), et les bureaux (19 %). Ils ont pour points communs d’occuper des surfaces conséquentes et d’être souvent climatisés : commerces de détail, bureaux de l’administration, de même que pour les hôpitaux (les établissements de santé représentent 14 % des consommations régionales) dont certains corps de bâtiments sont soumis à une obligation de climatisation.
Ce sont les secteurs « bureaux » et « commerces » pour lesquels la part de l’électricité dans l’ensemble des énergies consommées est la plus importante. À l’inverse, les établissements de sports et loisirs sont ceux qui utilisent le plus le gaz, en proportion.

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).

Figure 36 : émissions de GES du secteur tertiaire par gaz en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur tertiaire sont principalement liées à des phénomènes de combustion (chauffage, production d’électricité ou de vapeur). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très minoritaires devant le CO2 (environ 1 % des émissions de GEE totales).
Les émissions de composés fluorés représentent 23 % des émissions des GES du secteur tertiaire. C’est le secteur faisant apparaître la plus importante proportion de HFC, dû notamment aux fuites de fluides frigorigènes dans les installations de froid commercial.
Par convention, les émissions de CO2 issues de la biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire et s’élèvent respectivement à 30 kteqCO2 et 496 kteqCO2 pour le secteur tertiaire en 2012.
Les émissions de CO2 biomasse (1 % des émissions totales de GES scopes 1 et 2 confondus du secteur) sont liées à l’utilisation accrue du bois énergie comme moyen de chauffage en 2012.
Scopes 1 et 2 confondus, les émissions indirectes de CO2 représentent 23 % des émissions totales du secteur tertiaire, alors que le secteur résidentiel n’en comptabilise que 16 % : les consommations d’électricité sont en effet proportionnellement plus importantes dans le secteur tertiaire (56 %, contre 38 % pour le secteur résidentiel) à cause des nombreux usages spécifiques : climatisation, bureautique, etc.