Consommations d’énergie et émissions de GES

Industrie

Secteur industriel (source des données : BASEMIS®, Air Pays de la Loire)

Chiffres clés.
En 2012, le secteur industriel a consommé 1,1 Mtep d’énergie finale, soit 22 % de moins par rapport à 2008. Ce secteur représente 15 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur industriel en 2012 atteignent 3,4 Mt équivalent CO2, soit 20 % de moins par rapport à 2008, et représentent environ 10 % du total régional.
La différence de répartition entre l’énergie et les GES provient essentiellement d’un usage important de l’électricité, et de l’importance des émissions d’origine non énergétique en région (dues principalement à l’agriculture).

Figure 25 : part du secteur industriel dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Remarque : il convient de noter que le résultat concerne les consommations d’énergie finale et que celles-ci incluent les consommations d’électricité et de vapeur produites par des installations présentes sur le territoire (voir la section « consommations d’énergie primaire et finale » en page 5).
Cependant, afin de respecter le format SECTEN, les émissions de GES présentées n’englobent que les émissions directes (scope 1 : voir la section « catégories d’émissions » en page 4), hors CO2 biomasse.

Evolution temporelle

Tableau 14 : consommations d’énergie finale du secteur industriel par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/habitant)
Tableau 15 : émissions de GES du secteur industriel par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/habitant)

Les consommations énergétiques du secteur ont fortement diminué entre 2008 et 2012 (-22 %). Les consommations et les émissions du secteur de l’industrie sont très variables d’une année à l’autre et les valeurs du secteur sont très sensibles à l’activité économique et aux performances énergétiques et environnementales des principaux industriels de chaque département (Lafarge en Mayenne, Yara en Loire-Atlantique, etc.).
La région Pays de la Loire, tout comme la France, a témoigné d’une importante baisse du nombre d’établissements d’au moins 20 salariés entre 2008 et 2012 (-10 %) dans le secteur industriel. L’impact du contexte économique ainsi que les objectifs environnementaux propres à chaque industriel sont ainsi les principales raisons permettant de justifier de l’évolution du secteur.
La consommation de l’industrie représente en moyenne 25 % de la consommation d’énergie de chaque région, mais cette part est très variable. En effet, elle s’élève à 34 % en PACA, 35 % en Alsace, 46 % en Lorraine, 49 % Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais, tandis qu’elle représente 1 % en Corse, 8 % en Île-de-France, 13 % en Languedoc- Roussillon et 14 % en Basse-Normandie.

La consommation d’énergie par type en 2012 dans le secteur industriel

Figure 26 : consommation d’énergie finale du secteur industriel par département et par type d’énergie en 2012 (ktep)

L’électricité reste l’énergie la plus utilisée dans la région (pour l’ensemble de ses usages, elle représente 46 % des consommations finales) devant le gaz (25 %) et les produits pétroliers (21 %).
L’électricité est la seule énergie à avoir eu une augmentation de sa part dans le mix énergétique industriel entre 2008 et 2012 malgré une faible diminution de ses consommations (-5 % de ses consommations entre 2008 et 2012, mais une part dans le mix énergétique de 46 % en 2012 contre 38 % en 2008).
Les consommations de gaz naturel et de produits pétroliers ont quant à elles diminué de 39 % et 28 % entre 2008 et 2012, réduisant leurs parts respectives dans le mix énergétique industriel de 32 % à 25 % et de 23 % à 21 %.

Les consommations d’énergie par usages en 2012

Figure 27 : consommation d’énergie finale du secteur industriel par département et par activités en 2012 (ktep)

En 2012, la plus grande partie des consommations (46 %) est liée aux procédés industriels. La combustion d’énergie fossile dans les chaudières et engins ne concerne que 34 % des émissions régionales du secteur en 2012, alors qu’elle représentait la majorité des consommations énergétiques industrielles en 2008 (45 % contre 38 % pour les procédés industriels). Le secteur de la construction (c’est-à-dire la production de plâtre, tuiles, briques, et ciment) est très présent en Mayenne, avec la présence de la plus grande cimenterie de France.
Pour plus d’informations sur les consommations énergétiques du secteur industriel en Pays de la Loire, se référer au rapport Analyses et connaissance n°120 de la DREAL : « L’énergie en Pays de la Loire, les consommations énergétiques du secteur de l’industrie », juillet 2014.

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).

Figure 28 : émissions de GES du secteur industriel par gaz en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur industriel sont principalement liées à des phénomènes de combustion (chauffage, production de vapeur pour divers procédés industriels…). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont minoritaires devant le CO2.
Les émissions de HFC sont dues aux installations de froid industriel, et notamment l’entreposage frigorifique. Leurs émissions en termes d’équivalent CO2 restent négligeables face au CO2 émis par la combustion.
Par convention, les émissions de CO2 issues de la biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire et s’élèvent respectivement à 1 238 kteqCO2 et 333 kteqCO2 pour le secteur industriel en 2012.
Les émissions indirectes (7 % des émissions totales de GES scopes 1 et 2 confondus du secteur) sont dues aux consommations d’électricité (46 % des consommations totales du secteur industriel).
Les émissions de CO2 biomasse (25 % des émissions totales de GES scopes 1 et 2 confondus du secteur) sont liées à l’utilisation de bois, de biogaz, de déchets (ménagers, industriels, agricoles) ou des boues d’épuration.

Secteur de l’énergie

Chiffres clés
En 2012, le secteur de l’énergie a consommé 2,3 Mtep d’énergie primaire, soit 16 % de plus qu’en 2008. Ce secteur ne consomme pas d’énergie finale (voir la partie « consommations d’énergie primaire et finale » en introduction), aussi est-il comparé aux autres secteurs sur la base des émissions de GES.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur de l’énergie en 2012 atteignent 7 Mt équivalent CO2, soit 17 % de plus que 2008, et représente environ 22 % du total régional.

Figure 29 : part du secteur énergie dans les émissions régionales de GES en 2012

Evolution temporelle

Tableau 16 : consommations d’énergie primaire du secteur énergie par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/habitant)
Tableau 17 : émissions de GES du secteur énergie par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/habitant)

Le secteur de l’énergie est très inégalement réparti sur la région, puisque plus de 90 % des consommations d’énergie primaire et des émissions de GES sont situées en Loire-Atlantique ; il s’agit plus spécifiquement de la centrale électrique de Cordemais et de la raffinerie de Donges.
De la même façon que pour le secteur industriel, les consommations et les émissions du secteur de l’énergie sont très variables d’une année à l’autre et les valeurs du secteur sont très sensibles à l’activité économique des principaux producteurs de chaque département.
La production d’électricité en région a connu une augmentation significative de ses consommations d’énergie primaire entre 2008 et 2010 (+ 22 %), suivi d’une faible baisse entre 2010 et 2012 (-5 %). Entre 2008 et 2012, la consommation de charbon (houille) de la centrale électrique de Cordemais a augmenté d’environ 37 %, créant une hausse de 20 % des émissions de GES associées.

Les consommations d’énergie de la raffinerie sont quant à elles légèrement en baisse depuis 2008 (environ -3 %), suite notamment à des arrêts des unités de production en 2010 et 2012 afin de réaliser des travaux de maintenance.
On observe également une montée en puissance du chauffage urbain, avec l’extension des réseaux de chaleur existants et la création de 12 nouveaux réseaux de chaleur sur la région entre 2010 et 2012. Ce sous-secteur voit ainsi sa consommation d’énergie primaire augmenter de 19 % en cinq ans.
A l’échelle régionale, ces trois tendances font augmenter de 17 % les consommations d’énergie primaire et émissions de GES du secteur de la production d’énergie entre 2008 et 2012.
Contrairement à l’échelle régionale, la situation en France témoigne d’une diminution des émissions de GES de l’industrie de l’énergie de près de 20 % entre 2005 et 2011.

Les émissions de GES en 2012 dans le secteur énergie

Figure 30 : émissions de GES du secteur énergie par département et par type d’énergie en 2012 (kteqCO2)

La houille, ainsi qu’une partie du fioul lourd, est utilisée dans la centrale électrique de Cordemais, alors que le gaz de raffinerie, le coke de pétrole et une partie du fioul lourd sont utilisés dans la raffinerie de Donges. Quelques tiers établissements utilisent du gaz ou des ordures (chaufferies urbaines, terminal méthanier, …).
On observe entre 2008 et 2012 une baisse significative des consommations de fioul lourd et de combustibles issus de déchets (-51 %), contrebalancée par une augmentation des consommations de gaz naturel (+85 %), de fioul domestique, de bois et de biogaz.

Les émissions de GES par sous-secteur en 2012

Figure 31 : émissions de GES du secteur énergie par département et par sous-secteur en 2012 (kteqCO2)

Pour les départements autres que la Loire-Atlantique, l’incinération d’ordures ménagères permet la génération d’électricité et de chaleur dans des proportions variables, en fonction de la présence d’une cogénération (en Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe, où plus de 70 % des émissions sont liées à la production d’électricité), ou non (pour la Vendée).

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).

Figure 32 : émissions de GES du secteur énergie par gaz en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur de l’énergie sont principalement liées à des phénomènes de combustion (chauffage, production d’électricité ou de vapeur). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très minoritaires devant le CO2 (environ 2 %).
Les émissions de SF6 (<1 %) sont issues des fuites lors de l’utilisation de ce gaz comme isolant électrique sur les postes EDF, RTE et ErDF.

Par convention, les émissions de CO2 issues de la combustion de biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire et s’élèvent respectivement à 299 kteqCO2 et 45 kteqCO2 pour le secteur de la production d’énergie en 2012.
Les émissions indirectes (1 % des émissions totales de GES scopes 1 et 2 confondus du secteur) sont dues aux consommations d’électricité.
Les émissions de CO2 biomasse (4 % des émissions totales de GES scopes 1 et 2 confondus du secteur) sont liées à la valorisation du bois, des ordures ménagères et du biogaz pour produire de l’énergie (électricité ou chaleur) d’origine renouvelable.