Consommations d’énergie et émissions de GES

Transport

Secteur des transports routiers (source des données : BASEMIS®, Air Pays de la Loire)

Chiffres clés.
En 2012, le secteur routier a consommé 2,5 Mtep d’énergie finale, en recul de 3 % par rapport à 2008. Ce secteur représente 35 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012. Il s’agit du secteur le plus consommateur d’énergie devant le secteur résidentiel.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur des transports routiers en 2012 atteignent 7,8 Mt équivalent CO2, également en recul de 3 % par rapport à 2008, et représente environ 23 % du total régional.
La différence de répartition entre l’énergie et les GES provient essentiellement de l’importance des émissions d’origine non énergétique en région (dues principalement à l’agriculture).

Figure 19 : part du secteur des transports routiers dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Evolution temporelle

Tableau 9 : consommations d’énergie finale du secteur des transports routiers par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/habitant)
Tableau 10 : émissions de GES du secteur des transports routiers par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/habitant)

Entre 2008 et 2012, l’évolution des émissions de GES du secteur des transports en Pays de la Loire est assez variable, tout comme au niveau national. Les consommations et les émissions ont baissé d’environ 2 % de 2008 à 2009, puis elles ont augmenté entre 2009 et 2010 et diminué à nouveau entre 2011 et 2012, pour attendre finalement -3 % par rapport à 2008.
Les départements ne présentent aucune spécificité notoire, le phénomène n’étant pas local mais plutôt global : la baisse en 2009 de la circulation des véhicules particuliers est due principalement à la forte hausse des prix des carburants, et la hausse en 2010 provient essentiellement de la reprise du trafic poids lourds. Entre 2010 et 2012, la baisse des consommations et émissions du secteur routier témoigne d’une diminution du trafic poids lourds, mais également d’un recul de l’utilisation des voitures particulières, corrélé à la chute du nombre de nouvelles immatriculations en 2012 (-19,5 % par rapport à 2011 en région Pays de la Loire)1.
Les émissions de GES du secteur des transports routiers sont directement liées aux consommations d’énergie.

Les consommations d’énergie par usage et par type en 2012 dans le secteur des transports routiers

Figure 20 : consommations d’énergie finale du secteur des transports routiers par département et par type de transport en 2012 (ktep)

Les véhicules particuliers (VP) représentent les plus grandes émissions de GES du secteur (52 %, en cumulant les motorisations essence et diesel), devant les poids lourds et bus (25 %), les véhicules utilitaires légers (VUL : 21 % des consommations), et les 2-roues motorisés (2 %).
Ces parts relatives des types de véhicules dans les émissions sont sensiblement identiques à celles constatées au niveau national : les véhicules particuliers représentent 57 % des émissions nationales de GES, les poids lourds 23 %, les véhicules utilitaires 18 % et les 2-roues 1 %.
D’autre part, ce graphique montre la prépondérance des consommations de diesel par rapport à l’essence (81 % des consommations, contre 19 % pour l’essence), à l’image de la situation française.

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse.

Figure 21 : émissions de GES du secteur des transports routiers par gaz en 2012 ( % de PRG)

Les émissions de GES du secteur des transports routiers sont principalement liées à des phénomènes de combustion (moteurs à explosion). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très minoritaires devant le CO2 ( Les émissions de HFC sont liées à l’utilisation de la climatisation embarquée dans les véhicules routiers, ainsi qu’aux fuites de fluides frigorigènes dans les véhicules de transports frigorifiques). Malgré un pouvoir de réchauffement global élevé, les émissions de gaz fluorés sont également minoritaires face au CO2 dans le total des émissions de GES.
Par convention, les émissions de CO2 issues de la biomasse, et les émissions de CO2 indirect ne sont pas inclues dans le format de rapportage SECTEN. Elles sont tout de même calculées dans l’inventaire.
Les émissions de CO2 biomasse sont liées à la présence d’agrocarburants dans l’essence. Elles s’élèvent à 417 kteqCO2 en 2012 (soit 5 % des émissions de GES totales du secteur). Les émissions de CO2 indirectes (scope 2) sont nulles pour le secteur des transports routiers, car le parc de véhicules régional n’inclut qu’une proportion non significative de véhicules électriques.


Secteur des transports hors trafic routier

Chiffres clés
En 2012, le secteur des transports hors trafic routier a consommé 0,06 Mtep d’énergie finale, soit environ 4 % de plus qu’en 2008. Ce secteur représente 0,8 % de la consommation totale d’énergie finale en Pays de la Loire en 2012. Il s’agit du secteur le moins consommateur d’énergie.
En ce qui concerne les gaz à effet de serre, les émissions du secteur des transports autres que routier en 2012 atteignent 0,13 Mt équivalent CO2, soit 7 % de plus qu’en 2008, et représentent environ 0,4 % du total régional.

Figure 41 : part du secteur des transports hors trafic routier dans la consommation régionale d’énergie et dans les émissions régionales de GES en 2012

Pour le secteur aérien, conformément au guide méthodologique pour l’élaboration des inventaires territoriaux des émissions atmosphériques, les émissions et consommations des aéronefs prises en compte correspondent aux phases de roulage, de décollage, d’atterrissage, de montée et de vol au-dessous de 3000 pieds (=915 m) d’altitude (appelé également cycle LTO). La phase de croisière est donc exclue, afin d’éviter notamment les problématiques d’affectation des émissions ou de double-comptes.
De façon similaire, le transport maritime couvre les équipements tels que les chaudières, turbines et moteurs des navires, à l’approche des ports, en manœuvre dans le port ou à quai. Afin de respecter le format de rapportage SECTEN, les consommations et émissions des navires voyageant à l’international ne sont pas inclues dans les résultats mais sont précisées à part.

Evolution temporelle

Tableau 22 : consommations d’énergie finale du secteur des transports hors trafic routier par département et par année (colonnes de gauche : ktep, colonnes de droite : tep/habitant)
Tableau 23 : émissions de GES du secteur des transports hors trafic routier par département et par année (colonnes de gauche : kteqCO2, colonnes de droite : teqCO2/habitant)

Les consommations d’énergie par usage en 2012 dans le secteur des transports hors trafic routier

Figure 42 : consommations d’énergie finale du secteur des transports hors trafic routier par département et par type de transport en 2012 (ktep)

Ce graphique permet de représenter la prépondérance, à l’échelle régionale, du secteur ferroviaire dans les consommations d’énergie (49 % du total régional) ainsi que sa répartition, dans des proportions variables, dans l’ensemble des départements de la région (23 % des consommations en Loire-Atlantique jusqu’à 95 % des consommations en Mayenne).
D’autre part, les consommations du secteur maritime, (12 % du total régional hors trafic maritime international) et du secteur aérien (24 %) sont concentrées en Loire-Atlantique, département le plus dynamique du point de vue des transports nationaux et internationaux (plateforme Nantes-Atlantique et Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire notamment).
A noter que les émissions de GES des différents sous-secteurs sont très différentes de celles de la moyenne nationale : le ferroviaire représente en moyenne 12 % en Pays de la Loire (7 % pour la France), le transport maritime français 47 % (15 % en France), l’aérien 37 % (62 % en France) et le fluvial 3 % (15 % en France). La disposition géographique de la région (région côtière), avec la présence d’un des 8 grands ports maritimes français, ainsi que la très faible utilisation de la Loire fluviale comme moyen de transport permettent d’expliquer ces résultats.
Concernant le trafic maritime international, non considéré dans le format de rapportage SECTEN, les consommations d’énergie des navires dans leur phase d’approche et d’accostage au Grand Port Maritime de Nantes Saint Nazaire s’élèvent à 13 ktep, ce qui représente 19 % des consommations d’énergie du secteur des transports autres que routiers.

Les émissions de GES par gaz
Les résultats d’émissions de GES fournis dans ce chapitre concernent uniquement les émissions directes, hors biomasse (conformément au format de rapportage SECTEN).
Les émissions de GES du secteur des transports autres que routiers sont principalement liées à des phénomènes de combustion (moteurs à explosion). C’est la raison pour laquelle le CH4 et le N2O sont très minoritaires devant le CO2, qui représente plus de 99 % des émissions de GES du secteur.
Pour information, malgré l’importance des consommations d’électricité au sein du secteur ferroviaire, les émissions de CO2 indirect ne représentent que 11 kteqCO2, soit 8 % du total des émissions régionales du secteur des transports hors transports routiers, tous scopes confondus.
Concernant le trafic maritime international, non considéré dans le format de rapportage SECTEN, les émissions de navires dans leur phase d’approche et d’accostage au Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire s’élèvent à 127 kteqCO2, ce qui représente 49 % des émissions de GES du secteur des transports autres que routiers, hors émissions indirectes.