Production d’énergie

Eolien

L’éolien terrestre : une accélération à partir de 2006 qui s’infléchit ces dernières années

Au début de l’année 2009, la puissance des parcs éoliens raccordés en Pays de la Loire s’élevait à 180 MW. La Vendée en représentait près des deux tiers tandis que les départements de Loire Atlantique et du Maine-et-Loire, avec chacun 30 MW environ, en représentaient le tiers restant. Entre 2010 et 2015, les départements ligériens présentent des évolutions contrastées.

Au 1er janvier 2016, le département de la Loire-Atlantique est le premier de la région par la puissance de ses installations, le département possède 271 MW d’éoliennes raccordées et représente 43 % du parc régional. La Loire-Atlantique est désormais le seul département de la région à présenter une dynamique de développement soutenue. Il porte quasiment à lui seul le développement récent du parc éolien régional.

Le département de Vendée, où le développement de l’éolien avait été parmi les plus précoces en France, est désormais le 2ème de la région avec un peu plus de 180 MW d’éoliennes raccordées au 1er janvier 2016. Ces deux départements se détachent nettement du Maine-et-Loire et de la Mayenne qui possèdent respectivement 81 et 84 MW d’éoliennes raccordées. Le secteur d’entraînement à très basse altitude de la Sélune, qui occupe la moitié ouest du département de la Mayenne ainsi qu’une partie du Nord, y limite le développement de l’éolien. En Sarthe, le premier parc éolien a été raccordé en 2014, il affiche une puissance de 11 MW.

Malgré un récent tassement des raccordements en Pays de la Loire, la puissance installée y a progressé plus fortement de 2012 à 2014 qu’en moyenne nationale. Les Pays de la Loire sont ainsi équipés d’un peu plus de 631 MW éoliens au 1er janvier 2016. La puissance éolienne autorisée (raccordée ou non) s’y élève à 1 185 MW à la même date. Elle est à rapprocher des 1 750 MW visés à l’horizon 2020 par les autorités régionales dans le schéma régional éolien, approuvé par le préfet de région le 8 janvier 2013. Cet objectif nécessite en moyenne une puissance annuelle supplémentaire de l’ordre de 200 MW/an, quand on enregistre 56 MW nouveaux en 2015, 26 MW nouveaux en 2014 et 70 MW nouveaux en 2013 et 2012. Par rapport à l’échelle nationale (France métropolitaine), le poids de la région Pays de la Loire (en puissance installée) a progressé de près d’un point en six ans pour s’établir à 6,1 % au 1er janvier 2016. Cette proportion est supérieure au poids démographique ou surfacique de la région (de l’ordre de 5 %).

Les Pays de la Loire se positionnent désormais au 6ème rang des régions éoliennes. La production régionale annuelle d’électricité éolienne a franchi la barre du térawattheure en 2013. Avec 1,2 TWh d’électricité d’origine éolienne produite au cours de l’année 2015, la production éolienne en Pays de la Loire représente 6 % de la production nationale. Elle pèse pour 20 % de l’ensemble de la production électrique de la région mais ne représente que 4,5 % de l’électricité qui y est consommée.

Le développement de l’éolien terrestre est stratégique pour l’atteinte des objectifs régionaux en matière d’énergies renouvelables. La filière représente 25 % de la production d’énergie renouvelable visée pour 2020 dans la région quand aujourd’hui elle pèse pour 12 % de la production d’énergie renouvelable régionale.

Carte interactive éolien – DREAL Pays de la Loire (cliquez pour avoir accès)

L’éolien offshore : un développement prévu pour 2020 qui comptera à terme pour 25 % de la production d’énergie renouvelable de la région

Le potentiel de développement des énergies marines renouvelables est très important au large du littoral des Pays de la Loire. Concernant l’éolien offshore « posé », c’est-à-dire fixé sur le fond marin, la démarche de concertation menée depuis 2008 a permis de déterminer au large de la région deux zones potentielles d’accueil de parcs éoliens :

  • la zone dite de « Saint-Nazaire », centrée sur le banc de Guérande, au large de l’estuaire de la Loire, d’une superficie de 78 km² ;
  • la zone dite « des îles d’Yeu et de Noirmoutier » au large de la Vendée, d’une superficie de 100 km².

La zone de « Saint-Nazaire » a été retenue dans le cadre du premier appel d’offres pour l’installation d’éoliennes en mer. Elle a été attribuée en avril 2012 au consortium Eolien Maritime France (EDF Energies Nouvelles, ENBRIDGE), associé à Nass & Wind et à ALSTOM. Le parc aura une puissance de 480 MW (il comptera 80 éoliennes de 6 MW chacune). L’instruction des dossiers des différentes demandes d’autorisation des maîtres d’ouvrages « Éolien Maritime France » et de RTE a commencé début 2015 et se poursuit jusqu’à l’été 2016 par la délivrance, au fur et à mesure, des différentes autorisations. Sa construction et sa mise en service progressive sont prévus à l’horizon 2018-2020.

La zone « îles d’Yeu et de Noirmoutier » a fait l’objet d’un second appel d’offres attribué en mai 2014 au consortium « Éoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier » constitué de Engie (ex GDF Suez), EDP Renewables (énergéticien portugais) et Neoen Marine (producteur français d’énergies renouvelables), associé au fabriquant de tubines ADWEN (ex AREVA). Début juin 2016, la société « Éoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier » a déposé auprès du préfet de la région Pays de la Loire, pour analyse par les services de l’État, le dossier de « levée des risques » qui a pour objectif de confirmer la réalisation du projet sur les aspects techniques, économiques et environnementaux et, par conséquent, d’identifier au plus tôt les risques de retard ou de non réalisation. La mise en service progressive de ce parc d’une puissance de 496 MW est prévue à l’horizon 2021-2023.

La production d’électricité du projet de Saint-Nazaire est estimée à 150 ktep/an. La production d’électricité du projet de parc des îles d’Yeu et de Noirmoutier serait du même ordre de grandeur. La puissance installée à l’horizon 2020 serait donc de 480 MW, pour une production électrique estimée à 150 ktep/an, soit 12 % de la production renouvelable visée à cette date. À partir de 2023, la puissance installée cumulée serait de l’ordre de 980 MW, pour une production électrique estimée à 300 ktep/an.

Toutes les informations relatives à l’instance de concertation et de suivi de ces projets sont disponibles sur le site de la préfecture de la Loire-Atlantique pour le projet de Saint-Nazaire, et sur le site de la préfecture de la Vendée pour celui des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

Encore au stade de recherche et développement, l’éolien flottant pourrait à plus long terme connaître également un développement en région. Par ailleurs, la région des Pays de la Loire a pour ambition d’être leader en matière d’énergies marines renouvelables : la plate-forme d’essai au large du Croisic sur le site SEM-REV porté par l’École centrale de Nantes en est la première expression et accueillera un prototype d’éolienne flottante (projet FLOATGEN).