Production d’énergie

Production conventionnelle

L’estuaire de la Loire, un territoire stratégique pour l’approvisionnement énergétique

La région des Pays de la Loire accueille plusieurs sites de productions d’énergie conventionnelle d’envergure nationale.

Avec le port de Nantes-Saint-Nazaire et les terminaux méthaniers et charbonniers de Montoir de Bretagne, l’estuaire de la Loire assure environ 10 % de l’approvisionnement énergétique de la France. En 2014, le trafic énergétique représente près des deux tiers du trafic du port de Nantes-Saint-Nazaire : sur les 26,4  millions de tonnes de flux maritimes, 8,5 ont été du pétrole brut ; 6,0 des produits raffinés ; 1,3 du gaz naturel liquéfié et 1,2 du charbon.

Sites stratégiques pour l’alimentation en énergie

L’exploitation du pétrole importé par la raffinerie de Donges, deuxième raffinerie de France par sa capacité, conduit à l’expédition d’environ 12 % du tonnage français de produits pétroliers par an.

L’un des trois terminaux méthaniers actuellement en service en France se trouve à Montoir (les deux autres étant situés à Fos et un quatrième terminal méthanier devrait être mis en service fin 2015 à Dunkerque). Il présente une capacité de stockage de 360 000 m3 et reçoit une trentaine de bateaux par an de gaz liquéfié en provenance d’Algérie et du Nigéria, qui sont regazéifiés et injectés dans le réseau : cela représente environ 2 % de l’approvisionnement en gaz de la France et la moitié de la consommation régionale.

Le port de Montoir se classe par ailleurs au 3ème rang des ports charbonniers français. L’essentiel de ces importations alimente la centrale thermique de Cordemais.

Pollution par hydrocarbures dans l’estuaire de la Loire (site Natura 2000) provoquée le 16 mars 2008 par la fuite d’une canalisation à la raffinerie Total de Donges. 180 tonnes se sont déversées dans la Loire, 89 kilomètres de berges et de cotes sont touchées. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) déclare quant a elle avoir recense plus de 250 oiseaux mazoutés sur la seule île de Ré depuis la catastrophe.
Terminaux de Montoir de Bretagne (44) crédits photo B. Suard-MEDDE

Une production d’électricité majoritairement d’origine fossile, forte dépendance extra-régionale

La centrale thermique de Cordemais (fioul et charbon), plus importante centrale thermique française, est à l’origine d’une grande partie de la production électrique régionale (près des deux tiers en 2014, année où la centrale a été faiblement sollicitée en raison de la douceur de l’hiver). La production d’électricité d’origine renouvelable ne cesse d’augmenter mais reste minoritaire (près du tiers en 2014).

Cependant, la région ne produit pas toute l’électricité dont elle a besoin, mais seulement de 15 à 40 % selon les années. Les échanges avec les autres régions sont donc primordiaux. Une partie de l’électricité de la centrale de Cordemais alimente une partie de la Bretagne, tandis que les centrales nucléaires des régions voisines (Chinon, Civaux et Saint-Laurent-des-Eaux) exportent vers la région des Pays de la Loire.